Une leçon avant
Chaque niveau s’ouvre sur trois ou quatre lignes : les mots nouveaux y sont expliqués avant d’être utilisés.
La sécurité incendie, ça s’apprend avant le feu.
Dans un immeuble de bureaux et d’ateliers, Tison, salamandre guide-file en chasuble orange, te fait descendre palier par palier. Tu éteins un feu en retirant un côté du triangle, tu portes le bon extincteur au bon foyer, tu fais ta ronde, tu appelles les secours, puis tu évacues un étage en temps réel et tu fais l’appel au point de rassemblement.
Bonjour. Tison, guide-file du 2e étage. Je marche devant, tu me suis. Pour l’instant.
Le principe
Le jour du feu, personne ne récite. On fait. Alors le jeu fait faire : chaque notion arrive avec une situation, un plan d’étage ou un extincteur à choisir, et chaque geste reçoit son explication, juste ou non.
Chaque niveau s’ouvre sur trois ou quatre lignes : les mots nouveaux y sont expliqués avant d’être utilisés.
Tu agis sur la situation : retirer, porter, viser, corriger, composer, poser, marcher, compter.
Une erreur coûte une étoile et le jeu continue. Chaque niveau réussi laisse une fiche réflexe : l’idée en trois lignes.
À toi
Trois départs de feu du premier palier, tels qu’ils sont dans le jeu. Choisis un geste, puis dis quel côté du triangle tu as retiré.
Choisis un geste, puis touche le côté du triangle que tu as retiré
Éteindre, c’est enlever. Pas ajouter. Les gens ajoutent beaucoup.
Comment on joue
Chacune a été dessinée pour une notion. Sous chaque nom, la consigne telle que le jeu l’écrit.
Choisis un geste, puis touche le côté du triangle que tu as retiré
Quelque chose brûle. On choisit un geste : celui qui marche retire un côté du triangle, et le feu s’éteint. Un geste qui nourrit le feu le fait grossir, et le jeu dit pourquoi.
Touche l’appareil à porter au feu, ou fais-le glisser sur les flammes
Un feu et un râtelier. Chaque appareil montre les lettres de son étiquette. On porte le bon au feu, puis on choisit sa distance et l’endroit que l’on vise.
Touche les gestes dans l’ordre où on les fait
Les gestes sont mélangés sur la table : la goupille, la percussion, l’approche, le profil, la visée. Seul le geste suivant est accepté, et chacun dit pourquoi il vient là.
Touche un point du plan, puis dis ce que tu en penses
Un plan d’étage et des points numérotés. Pour chacun : rien à signaler, ou à corriger ? Puis le bon geste : retirer une cale, dégager une issue, faire contrôler une prise. Corriger ce qui va bien coûte une étoile aussi.
Compose le numéro, puis touche le combiné vert
Un vrai clavier pour composer le numéro, puis l’opérateur pose ses questions une par une. On répond avec la bonne phrase, parmi des phrases vraies, vagues ou inutiles.
Touche un panneau, puis l’emplacement où le poser, ou fais-le glisser
Un plan avec des emplacements vides et un plateau de panneaux. Sorties, extincteurs, déclencheur d’alarme, espace d’attente sécurisé : chacun à sa place.
Touche l’endroit où aller. Flèches du clavier : un pas
Le plan, en temps réel. Guide-file, on mène le groupe à la sortie sûre la plus proche. Serre-file, on vérifie chaque local et on sort en dernier. La fumée gagne, l’ascenseur est interdit, et des gens demandent une décision.
Pour chaque nom de la liste : présent ou absent ?
Au point de rassemblement, chacun porte un badge. On pointe la liste, nom par nom, puis on rend compte : qui manque, qui attend dans un espace d’attente sécurisé.
Touche le bac où va la carte, ou fais-la glisser dessus
Une carte à la fois, deux à cinq bacs : les trois côtés du triangle, les cinq classes de feux, alarme ou alerte, les trois rôles de l’évacuation. Chaque carte dit pourquoi.
À toi, encore
Quatre feux du deuxième palier. Sous chaque appareil, les lettres des classes de feux pour lesquelles il est fait.
Touche l’appareil à porter au feu
Une fois l’appareil choisi, il reste à se placer à la bonne distance (le CO2 porte moins loin que l’eau), à viser la base des flammes, à remettre les six gestes dans l’ordre, et à savoir quand on n’attaque pas.
L’eau éteint presque tout. C’est le « presque » qui envoie les gens à l’hôpital.
Un niveau, de bout en bout
Le niveau 3.1, « La ronde des bureaux » : Tison te donne le plan du 2e étage et te suit sans rien dire. Six points à regarder.
Chaque point se juge : rien à signaler, ou à corriger ? Puis le bon geste. Ici, la porte coupe-feu du couloir est tenue ouverte par un carton plié.
Le niveau se termine par ses étoiles, le mot de Tison, et la fiche à garder.
L’alarme sonne
Une étape du niveau 5.2, « Le plan d’évacuation », sans son chronomètre de fumée. Touche l’endroit où aller sur le plan : le guide prend le chemin le plus court.
Tu es guide-file, aux archives. L’escalier B, tout près, est plein de fumée.
Touche l’endroit où aller. Flèches du clavier : un pas
Tu es guide-file
Une visiteuse, qui ne connaît pas l’immeuble, appuie sur le bouton de l’ascenseur.
Le parcours
On descend l’immeuble palier par palier, jusqu’au point de rassemblement. Chaque palier se termine par un exercice chronométré : finir après la limite coûte une étoile, jamais le niveau.
Ce qu’il lui faut pour brûler, et comment le lui enlever.
Un feu, c’est trois choses réunies au même endroit : un combustible, un comburant, une source d’inflammation. On apprend à retirer un côté du triangle, par refroidissement, étouffement ou isolement, à classer les feux en cinq classes, et pourquoi la fumée tue avant les flammes.
Un feu, c’est un triangle. Trois côtés. Il lui en manque un, il n’y a plus de feu. Je n’ai rien inventé.
Lire l’étiquette, choisir, se placer, viser.
Ils sont tous rouges : c’est l’étiquette qui décide. Eau pulvérisée, additif, poudre ABC, CO2, poudre D. Puis les pièges : les métaux, l’huile de cuisson, le gaz, l’installation sous tension. Enfin les gestes dans l’ordre, la distance d’attaque, et le moment où l’on renonce.
Ils sont tous rouges. C’est pour ça qu’il y a une étiquette.
Faire sa ronde, et corriger ce qui ne va pas.
La ronde des bureaux, puis celle des ateliers : dégagements libres, portes coupe-feu qui se ferment, extincteurs accessibles, produits rangés, déchets évacués. Le permis de feu avant une soudure. Et la forme et la couleur des panneaux, pour les lire de loin.
Un incendie évité ne fait pas de bruit. C’est pour ça que personne ne me remercie.
Prévenir ceux qui sont dedans, appeler ceux qui viennent.
Deux mots qui se ressemblent, deux gestes différents. L’alarme prévient les personnes présentes, l’alerte prévient les secours. On compose le bon numéro, on construit un message d’alerte complet, et on vérifie que la consigne de sécurité incendie est affichée là où il faut.
L’alarme, c’est pour ceux qui sont dedans. L’alerte, c’est pour ceux qui ont le camion.
Guide-file, serre-file, et tout le monde dehors.
Trois rôles : le guide-file devant, le serre-file derrière, le coordinateur qui rassemble les informations. On complète le plan d’évacuation, on mène un groupe à la sortie sûre la plus proche, on vérifie un étage local par local, puis on descend jusqu’au point de rassemblement pour l’appel.
Je marche devant. Ce n’est pas de l’autorité. C’est de la géométrie.
Tout l’immeuble, du premier signal au compte rendu.
Ce que la loi demande d’un exercice : au moins tous les six mois, et tout est noté dans un registre. Puis l’immeuble entier : le départ de feu, l’alerte, le 2e étage en guide-file, le 1er en serre-file, la descente, l’appel et le compte rendu.
Un exercice raté, c’est une bonne nouvelle. On l’écrit dans le registre, et on recommence.
Ce qui reste
La fiche que le jeu imprime à la fin, mot pour mot. Les consignes affichées dans chaque établissement passent avant elle.
Ce que le jeu ne remplace pas. Ce jeu couvre la théorie et les réflexes. Il ne remplace ni la manipulation réelle d’un extincteur, ni l’exercice d’évacuation sur site, ni les consignes propres à ton établissement. C’est écrit sur l’attestation de fin, qui est une attestation de jeu, sans valeur officielle.
24 fiches réflexes
Six d’entre elles, une par palier, telles que le jeu les donne.
Centres de formation, entreprises, enseignement supérieur
Avant une séance pratique
Chacun connaît déjà les classes de feux, l’étiquette d’un extincteur et les rôles de l’évacuation. La séance commence par les gestes.
À l’accueil d’un nouvel arrivant
Alarme, alerte, évacuation, point de rassemblement : les bases, en attendant le prochain exercice de l’établissement.
Entre deux exercices
Les exercices ont lieu au moins tous les six mois. Entre deux, un palier rejoué suffit à réveiller un réflexe.
Sur mesure
Vos locaux, vos consignes, un autre sujet : à partir de votre propre contenu, nous créons un jeu branché au même suivi.
Parler d’un jeu sur mesureQuestions
Tison a déjà sa chasuble. Premier niveau : « Trois côtés ». Dernier palier : l’exercice général, puis une attestation à ton prénom et six réflexes à garder.
Rapidement. Sans précipitation. Ce sont deux mots différents.
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