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De l’imprimerie Marteau, rue Saint-Jacques 1789 – 1799 · 6 cahiers

Paris · rue Saint-Jacques · 1789

Bon à tirer : comprendre la Révolution française en jouant

La Révolution sous presse

Te voilà apprenti à l’imprimerie Marteau. Esperluette, la chatte de l’atelier, te montre le métier : composer un mot lettre par lettre dans la casse, corriger les coquilles d’une épreuve, démêler le vrai du canard, mettre en page la une. De la Bastille à Bonaparte, toutes les nouvelles passent entre tes mains.

  • 6 cahiers
  • 30 niveaux
  • 62 événements datés
  • 18 portraits
  • ~3 h d’atelier
  • FR / EN
La bande-annonce, tirée du jeu
Esperluette, une chatte noire au collier rouge, la queue enroulée comme un &

Moi, c’est Esperluette, la chatte de la maison. Ma queue fait un « & », tu vois ?

Le concept

La Révolution, vue de l’endroit où passent toutes les nouvelles

Brochures, placards, décrets, gazettes : pendant la Révolution, les nouvelles sortent d’ateliers comme celui de la rue Saint-Jacques. Bon à tirer t’y installe pour dix ans. On ne récite pas la Révolution : on la compose, on la corrige et on la tire, feuille après feuille.

Bon à tirer mot de l’atelier
Mention signée sur l’épreuve corrigée : l’impression peut commencer.
  1. Lire

    Les nouvelles du jour

    Deux pages courtes, les mots clés en gras et une gravure sur bois.

  2. Composer

    Cinq ouvrages

    Tirés de dix sortes : casse, coquille, canard, forme, frise… Chaque réponse, juste ou fausse, est expliquée.

  3. Tirer

    Sous presse !

    La forme est encrée, la feuille est en place : on tire le barreau de la presse à bras.

  4. Garder

    La feuille imprimée

    Ta une, les trois choses à retenir, jusqu’à trois cocardes et de nouvelles fiches pour le Recueil.

Le censeur s’en va

Sous l’Ancien Régime, rien ne s’imprime sans l’accord d’un censeur royal. L’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme change tout : Tout citoyen peut parler, écrire, imprimer librement. En 1789, environ 150 journaux naissent à Paris.

10 ansentre les deux :
le jeu

Le censeur revient

Devenu Premier consul, Bonaparte supprime 60 des 73 journaux de Paris. Dix ans après l’article 11, le censeur est de retour à l’atelier. Ce qui s’est passé entre-temps, tu l’auras composé de tes mains.

Esperluette, ravie

Zéro coquille, et tu gagnes trois cocardes. Allez, au travail, apprenti !Esperluette, chatte de l’atelier Marteau

cahiers
6
niveaux
30
événements datés
62
portraits
18
mots au lexique
45
sortes d’ouvrages
10

Essaie tout de suite

Une vraie feuille du jeu : la nuit du 4 août

Voici la feuille 3 du cahier II, telle qu’on la joue : les nouvelles du jour, cinq ouvrages, puis la presse. Tout se fait au doigt ou à la souris ; au clavier, tape les lettres pour la casse et sers-toi de ← → pour le canard.

Cahier II · Feuille 3La nuit du 4 août
Les nouvelles du jourVersailles, 4 août 17891 / 2
Gravure : une fourche, une torche et un château qui brûle

La Grande Peur

Fin juillet, une rumeur affole les campagnes : des « brigands » payés par les nobles viendraient détruire les récoltes. Personne ne les a vus, mais tout le monde y croit ! Les paysans s’arment, attaquent les châteaux et y brûlent les registres où sont notés les droits des seigneurs. C’est la Grande Peur.

Les nouvelles du jourVersailles, 4 août 17892 / 2
Esperluette, curieuse

La nuit du 4 août

Pour ramener le calme, l’Assemblée nationale prend une décision inouïe. Dans la nuit du 4 août 1789, elle vote l’abolition des privilèges : finis les droits des seigneurs, la dîme due au clergé, les avantages des provinces et des villes. En une nuit, la société d’ordres disparaît. Désormais, la même loi vaudra pour tous.

Sous presse !

La forme est encrée, la feuille est en place. Tire le barreau !

DécretNuit du 4 août 1789

LES PRIVILÈGES SONT ABOLIS

La même loi pour tous les Français

À retenir

  • À l’été 1789, la Grande Peur soulève les campagnes contre les seigneurs.
  • Dans la nuit du 4 août, l’Assemblée abolit les privilèges.
  • C’est la fin de la société d’ordres : la loi est la même pour tous.

De l’imprimerie Marteau, rue Saint-Jacques

L’empreinte de patte d’Esperluette

Feuille imprimée

ouvrages sur sans coquille ni indice

Dans le jeu, c’est la même règle : trois cocardes sans faute, deux avec une ou deux erreurs, une sinon. Sur une feuille parfaite, Esperluette laisse l’empreinte de sa patte.

Ajouté au Recueil

Canard
Fausse nouvelle vendue dans la rue. Par extension : un journal.
Colporteur
Marchand ambulant qui vend journaux et chansons en criant les titres dans la rue.

Les ouvrages

Dix gestes d’atelier, dix façons d’apprendre

Chaque feuille tire ses cinq ouvrages de ces dix sortes. Les gestes sont ceux de l’imprimeur : composer, relire, vérifier une nouvelle, mettre en page. Les connaissances sont celles de l’historien.

  1. Casse

    Trouver le mot qu’une définition décrit, puis le composer lettre par lettre avec les caractères en plomb. Quelques lettres en trop se sont glissées dans la casse.

    « Monnaie de papier garantie par les anciens biens de l’Église. » ASSIGNAT.
  2. Coquille

    Une épreuve contient une erreur d’histoire. On touche le passage faux, puis on choisit ce qu’il fallait imprimer à la place.

    « Louis XVI est guillotiné le 21 janvier 1791. » Non : 1793.
  3. Canard

    Vraie nouvelle, ou canard ? On glisse la carte, on touche un bouton ou on se sert de ← et →. Un coup de tampon tombe.

    « La Marseillaise a été composée à Marseille. » Canard : à Strasbourg !
  4. Forme

    Une ligne de caractères serrée dans son cadre se lit à l’envers, comme sur la presse. On la déchiffre, puis on répond à une question.

    « VIVRE LIBRE OU MOURIR » : qui adopte cette devise en 1792 ?
  5. Frise

    Remettre quatre ou cinq événements dans l’ordre, en les glissant ou avec les flèches. Les dates apparaissent à la validation.

    De la convocation des États généraux (août 1788) à leur ouverture (5 mai 1789).
  6. Paires

    Relier quatre paires : un mot et sa définition, un ordre et son rôle dans le royaume.

    Le clergé : prier. La noblesse : combattre. Le tiers état : travailler.
  7. Qui ?

    Une citation, ou un portrait en quelques mots, et quatre silhouettes à départager.

    « Qu’est-ce que le tiers état ? Tout. » L’abbé Sieyès.
  8. Estime

    Un curseur pour approcher un nombre, avec une marge acceptée.

    Combien de prisonniers les Parisiens délivrent-ils à la Bastille ? Sept.
  9. Quiz

    La question à choix, toujours suivie de son explication.

    Depuis quand les États généraux n’avaient-ils pas été réunis ? 1614.
  10. La une

    Le dernier ouvrage de chaque feuille : choisir le titre, la date et le sous-titre. La feuille se compose sous les yeux.

    « LA BASTILLE EST PRISE ! » 14 juillet 1789.
À toi · la forme

Lire à l’envers, comme sur la presse

Dans la forme, les caractères sont serrés dans leur cadre et tout se lit comme dans un miroir. Essaie de déchiffrer celle-ci, tirée de la feuille « Les Parisiennes à Versailles ». Si tu sèches, tire une épreuve : elle sort à l’endroit.

Épreuve

LE BOULANGER, LA BOULANGÈRE ET LE PETIT MITRON

Déchiffre la forme. Qui la foule surnomme-t-elle ainsi ?

La foule croit qu’avec le roi à Paris, le pain ne manquera plus.

Dans le jeu

Une feuille qui sort de la presse à bras

Papier vergé posé sur l’établi, encre noire, caractères en plomb, gravures sur bois, et le rouge et le bleu de la cocarde pour seules couleurs. Pas une photo : tout est dessiné, jusqu’à la presse. Clique sur une capture pour l’agrandir.

Cahier II · Le 14 juillet

D’abord, les nouvelles du jour

Chaque feuille s’ouvre sur deux pages courtes, datées comme une gazette : Paris, 14 juillet 1789. Les mots clés sont surlignés, une gravure donne le ton. Tout ce qu’il faut pour réussir les ouvrages est là.

  • Almanach, affiche, brochure, gazette, placard, décret : chaque feuille a son genre d’imprimé.
  • Sur la seconde page, Esperluette prend la place de la gravure.
Cahier I · Trois ordres, un roi

Composer, lettre par lettre

Une définition, un composteur vide, des caractères en plomb mélangés. On pose les lettres une à une, au doigt ou au clavier. Écrire le mot, c’est déjà le retenir : privilège, doléances, constitution, abolition, république.

  • Bloqué ? Chaque indice pose la lettre suivante et la verrouille, jusqu’au mot entier.
  • Un ouvrage fini avec un indice est fait, mais il compte comme une erreur pour les cocardes.
Relire avant de tirer

La coquille et le canard

Un imprimeur relit tout. Dans l’épreuve, un passage est faux : une date, un lieu, un nom. Sur la carte, une nouvelle circule : vraie, ou canard ? On tamponne, puis Esperluette explique.

  • Les légendes tenaces sont signalées comme telles, et deviennent souvent des canards à démasquer.
  • Chaque réponse est suivie de son explication, que l’on ait vu juste ou non.
Sous presse !

La une, puis trois choses à retenir

Le dernier ouvrage de chaque feuille est la une : un titre, une date, un sous-titre à choisir. Un coup de barreau, et la feuille sort avec l’essentiel en trois phrases. De quoi réviser d’un coup d’œil.

  • Trois cocardes sans faute, deux avec une ou deux erreurs, une sinon.
  • Les portraits et les mots rencontrés rejoignent le Recueil.
La friseOn range les nouvelles, puis les dates apparaissent. Au clavier : ↑ ↓ pour déplacer.
Qui ?Une citation, quatre silhouettes. Les portraits rejoignent le Recueil une fois la feuille imprimée.
La formeUne affiche de juillet 1792 à lire à l’envers, avant de dire à quoi elle servait.
Bon à tirer sur téléphone : l’écran d’accueil, la presse et le bouton « Reprendre l’ouvrage »
Sur téléphone : le mot ABOLITION en cours de composition dans la casse
Sur téléphone : la feuille imprimée « Les privilèges sont abolis » et ses trois cocardes
Dans la poche

Un atelier qui tient dans la main

Le jeu tourne dans le navigateur, sur ordinateur comme sur téléphone. On compose au doigt, on glisse les canards, on déplace les fiches de la frise par leur poignée. Rien à installer, et la progression est gardée.

  • Tout se joue aussi au clavier : 1 à 4 pour répondre, les lettres pour la casse, Entrée pour valider.
  • Une contredanse au clavecin et les bruits de l’atelier, que l’on peut couper.

Le parcours

6 cahiers, de l’Ancien Régime à Bonaparte

Un cahier, ce sont des feuilles pliées ensemble. Chacun compte quatre feuilles, qui sèchent sur le fil une fois imprimées, et se termine par une édition spéciale. Réussir une feuille ouvre la suivante.

ICahier I · 1788 – mai 1789

L'Ancien Régime craque

Bienvenue à l’imprimerie Marteau, rue Saint-Jacques. Ici, rien ne sort de la presse sans l’accord du censeur du roi… Mais le royaume gronde, et les commandes de brochures n’ont jamais été aussi nombreuses.
  1. Feuille 1 Trois ordres, un roi Paris, 1788
  2. Feuille 2 Le pain trop cher Paris, printemps 1789
  3. Feuille 3 La parole au royaume Paris, hiver 1788-1789
  4. Feuille 4 Versailles, 5 mai 1789 Versailles, 5 mai 1789
  5. Édition spéciale Le royaume à la veille de la Révolution Le grand tirage du cahier

IICahier II · juin – août 1789

L'été 1789

Les nouvelles de Versailles arrivent chaque soir, et tout Paris veut les lire avant le voisin. On compose de nuit, on tire à l’aube. Tiens-toi prêt, apprenti : cet été, l’Histoire s’écrit plus vite que nous n’imprimons.
  1. Feuille 1 Le serment Versailles, 20 juin 1789
  2. Feuille 2 Le 14 juillet Paris, 14 juillet 1789
  3. Feuille 3 La nuit du 4 août Versailles, 4 août 1789
  4. Feuille 4 Les droits de l'homme… et de la presse Paris, 26 août 1789
  5. Édition spéciale L'été où tout a basculé Le grand tirage du cahier

IIICahier III · octobre 1789 – 1791

Le roi et la nation

Plus de censeur, bientôt plus de corporation : les imprimeries poussent comme des champignons, et chaque quartier veut son journal. À nous de tirer plus vite, et plus juste, que les voisins !
  1. Feuille 1 Les Parisiennes à Versailles Paris, 6 octobre 1789
  2. Feuille 2 Une France toute neuve Paris, 14 juillet 1790
  3. Feuille 3 La fuite du roi Varennes, 21 juin 1791
  4. Feuille 4 Roi des Français Paris, septembre 1791
  5. Édition spéciale La monarchie constitutionnelle Le grand tirage du cahier

IVCahier IV · 1792 – janvier 1793

La chute du trône

On imprime des affiches jour et nuit : appels aux volontaires, décrets, chansons. Dans la rue, on ne se dit plus « Monsieur » mais « citoyen ». Encre bien tes formes, citoyen apprenti : la patrie a besoin de nos presses.
  1. Feuille 1 Aux armes, citoyens ! Paris, 11 juillet 1792
  2. Feuille 2 La chute des Tuileries Paris, 10 août 1792
  3. Feuille 3 Valmy et la République Paris, 21 septembre 1792
  4. Feuille 4 Le procès de Louis Capet Paris, janvier 1793
  5. Édition spéciale De la guerre à la République Le grand tirage du cahier

VCahier V · 1793 – 1794

La République assiégée

Pèse chaque mot que tu composes, apprenti. La liberté de la presse est toujours écrite dans la Déclaration… mais par les temps qui courent, une ligne de travers peut mener son imprimeur devant le Tribunal.
  1. Feuille 1 Des ennemis partout Paris, printemps 1793
  2. Feuille 2 La loi des suspects Paris, 17 septembre 1793
  3. Feuille 3 L'an II Paris, 16 pluviôse an II
  4. Feuille 4 Thermidor Paris, 9 thermidor an II
  5. Édition spéciale La Terreur Le grand tirage du cahier

VICahier VI · 1795 – 1799

La Révolution est finie ?

Dix ans que nos presses ne refroidissent plus. Les gens sont las des journées et des complots, et un jeune général fait parler de lui dans toutes les gazettes. Méfie-toi, apprenti, des hommes qui aiment trop les journaux.
  1. Feuille 1 Cinq directeurs Paris, 1795
  2. Feuille 2 Le général Bonaparte Armée d’Italie, 1797
  3. Feuille 3 Le 18 brumaire Paris, 18 brumaire an VIII
  4. Feuille 4 Ce qu'il en reste Paris, 1799
  5. Édition spéciale Du Directoire à Bonaparte Le grand tirage du cahier
L’édition spéciale

Huit ouvrages, trois feuilles de papier

Chaque cahier se referme par un grand tirage : huit ouvrages, six qui lui sont propres et deux rappelés des feuilles du cahier, différents à chaque essai. On dispose de trois feuilles de papier, et chaque coquille en gâche une.

  • Les feuilles intactes deviennent les cocardes de l’édition.
  • Plus de papier ? Le tirage est gâché : on relit ses feuilles dans le Recueil, puis on retente.
  • Ici, pas d’indice.
Le fil de séchageLes feuilles imprimées sèchent sur le fil, avec leurs cocardes. Chacune peut être rejouée.
La criéeDix nouvelles à la volée, tirées des feuilles déjà imprimées. Chaque bonne réponse d’affilée fait grimper la mise, de 100 à 250 points.
Le RecueilToutes les feuilles imprimées à relire, les portraits, le lexique et une frise de 62 dates qui s’allonge à chaque feuille.

Les portraits

18 silhouettes à découvrir

Un roi, une reine, des députés, des journalistes, un général né esclave, un imprimeur. Leurs portraits sont découpés dans du papier noir, à la mode de l’époque, et s’ajoutent au Recueil avec une courte biographie. Touche une silhouette pour lire sa fiche.

Esperluette, assise

Esperluette

La chatte de l’atelier. Sa queue s’enroule comme un « & », elle commente chaque réponse et marche parfois sur les feuilles fraîches.

La veuve Marteau

L’imprimerie de la rue Saint-Jacques porte son nom. C’est elle qui signe ton brevet de maître imprimeur, tout à la fin.

Toi, l’apprenti

Tu arrives à l’atelier en 1788. Dix ans plus tard, tu auras composé, corrigé et imprimé toute la Révolution.

L’atelier, la veuve Marteau et sa chatte sont inventés ; tout le reste est arrivé.

À la fin du jeu

Ce que l’on sait en posant le composteur

Dix ans d’histoire dans l’ordre, les mots pour en parler, et un réflexe d’imprimeur : vérifier une nouvelle avant de la tirer.

5 grands repères

  1. L'Ancien Régime et les États généraux
  2. L'été 1789 et la Déclaration des droits de l'homme
  3. La chute de la monarchie et la République
  4. La République assiégée, de la loi des suspects à Thermidor
  5. Le Directoire et Bonaparte

Et ce qu’il en reste : l’égalité devant la loi, la souveraineté de la nation, le drapeau tricolore, les départements, le mètre. Avec une histoire inachevée : l’esclavage n’est aboli pour de bon qu’en 1848, la liberté de la presse solidement garantie qu’en 1881, le droit de vote des femmes obtenu qu’en 1944.

Les mots de l’atelier

Casse
Grand tiroir à cases où l’on range les caractères. Les majuscules sont en haut, les minuscules en bas : le « bas de casse ».
Coquille
Faute d’impression : une lettre mise à la place d’une autre.
Épreuve
Premier tirage d’essai, que l’on relit pour corriger les fautes.
Forme
Page de caractères serrés dans un cadre, prête à être encrée. Tout s’y lit à l’envers, comme dans un miroir.
Canard
Fausse nouvelle vendue dans la rue. Par extension : un journal.
Marbre
Table de pierre où l’on prépare les formes. Un article « au marbre » attend d’être imprimé.
Ours et singe
Surnoms des ouvriers : l’« ours » tire le barreau de la presse, le « singe » attrape les lettres dans la casse.
Esperluette
Le signe &, qui veut dire « et ». C’est aussi le nom de la chatte de l’atelier.

Le lexique du Recueil compte 45 mots : 29 de la Révolution et 16 de l’atelier.

  • Il est prouvé que Marie-Antoinette a dit du peuple affamé : « Qu’ils mangent de la brioche ! »

    Canard

    Aucune preuve. La phrase figure dans un livre de Rousseau écrit quand elle n’était qu’une enfant, en Autriche.

  • À la date du 14 juillet 1789, Louis XVI a écrit dans son carnet : « Rien ».

    Bon à tirer

    C’est vrai… mais c’est son carnet de chasse : « rien » veut dire qu’il n’a pas chassé ce jour-là.

  • Le docteur Guillotin a inventé la guillotine, et il est mort guillotiné.

    Canard

    Il a seulement proposé, en 1789, la même peine pour tous. La machine a été conçue par le docteur Louis, et Guillotin est mort dans son lit en 1814.

  • Notre fête nationale du 14 Juillet rappelle aussi la fête de la Fédération de 1790.

    Bon à tirer

    La loi de 1880 ne précise pas l’année : elle célèbre à la fois la Bastille (1789) et l’unité de la nation (1790).

La dernière feuille

Brevet de maître imprimeur

Au bout des 30 niveaux, l’atelier Marteau délivre un brevet à son nom, que l’on peut imprimer. Le titre dépend des cocardes gagnées : compagnon imprimeur, maître imprimeur ou premier imprimeur de la Liberté.

  • Il est daté dans les deux calendriers, le nôtre et le calendrier républicain.
  • Il manque des cocardes ? Chaque feuille se rejoue pour décrocher le plus beau titre.

Centres de formation, entreprises, enseignement supérieur

Dix ans d’histoire, prêts à assigner

  • Assigné en un clic : le jeu rejoint une classe, vos apprenants jouent dans le navigateur, sur ordinateur ou sur téléphone. Rien à installer.
  • Suivi niveau par niveau : qui avance, qui bloque, et sur quelle notion (Ancien Régime, été 1789, monarchie constitutionnelle, République, Terreur, Directoire).
  • Un contenu qui s’explique : chaque réponse est commentée, chaque feuille se referme sur trois choses à retenir, et les légendes sont signalées comme telles.
  • Environ 3 h de jeu, feuille par feuille, en français ou en anglais. La progression de chacun est sauvegardée.
  • Et votre propre cours ? Il peut devenir un jeu lui aussi : vous envoyez vos supports, nous en faisons un jeu fidèle à votre contenu, branché au même suivi. Voir comment.
Le Recueil, onglet Portraits : les silhouettes de Louis XVI, Marie-Antoinette, Necker, Sieyès, Mirabeau, Bailly, La Fayette, Desmoulins, Marat, Olympe de Gouges, Robespierre et Danton

Questions

Tout savoir sur Bon à tirer

À qui s’adresse Bon à tirer ?
Aux adultes en formation, aux étudiants et à toute personne qui veut comprendre la Révolution française plutôt que réciter des dates. Les textes sont écrits pour être lus sans connaissance préalable : chaque feuille commence par deux pages de nouvelles, et chaque réponse, juste ou fausse, est expliquée.
Faut-il déjà connaître la Révolution française ?
Non. Tout ce qu’il faut savoir pour réussir les ouvrages se trouve dans les nouvelles du jour, avec les mots clés en gras. Dans la casse, on peut demander un indice : il pose la lettre suivante, jusqu’au mot entier. L’ouvrage est alors fait, mais il ne compte plus pour les trois cocardes.
Le contenu est-il historiquement fiable ?
L’atelier, la veuve Marteau et sa chatte sont inventés ; tout le reste est arrivé. Quand l’histoire a sa légende (la brioche de Marie-Antoinette, le « Rien » de Louis XVI, le portrait du roi sur l’assignat à Varennes, la machine de Guillotin), le jeu le dit, et en fait souvent un canard à démasquer.
Comment la Terreur est-elle racontée ?
Sans détour et sans spectacle. Le cahier V donne les ordres de grandeur (environ 500 000 personnes emprisonnées, près de 17 000 condamnés guillotinés en un an), explique la loi des suspects et la loi du maximum, et rappelle ce que risquent alors les journalistes. Il se joue avec une musique plus lente, en mode mineur.
Combien de temps faut-il pour tout finir ?
Comptez environ 3 h pour les 24 feuilles et les 6 éditions spéciales. Une feuille se joue d’une traite : deux pages à lire, cinq ouvrages, un coup de presse. La progression est sauvegardée.
Est-ce gratuit ?
Oui, Bon à tirer se joue gratuitement, directement dans le navigateur. Rien à installer.
Peut-on l’utiliser en formation ?
Oui, c’est fait pour. Un formateur l’assigne à une classe en un clic et suit la progression de chaque apprenant, niveau par niveau : feuilles imprimées, cocardes, éditions spéciales réussies ou à retenter.
Le jeu est-il en français ?
Oui, en français et en anglais : un bouton FR/EN se trouve en haut de l’écran et dans les réglages. Il se joue à la souris, au doigt sur téléphone ou entièrement au clavier, et l’on peut couper la musique, les bruits de l’atelier ou réduire les animations.
La presse à bras de l’atelier Esperluette, perchée sur la presse

Sous presse !

La forme est encrée, la feuille est en place : il ne manque que l’apprenti. Première feuille : « Trois ordres, un roi ».

De l’imprimerie Marteau, rue Saint-Jacques

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